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La Mondialisation… parlons-en ! Mais sans tomber dans la diabolisation excessive des altermondialistes et autres facteurs de la LCR. Ni à l’autre bout de la chaîne, dans le traitement "d’experts" qui nous embrouillent plus qu’ils ne nous éclairent, -technicité oblige, soit-disant ! L’heure nous semble venue de redescendre tout en bas, au ras des pâquerettes très exactement, pour commencer à regarder autrement ce méta-système du capitalisme financier. Froidement, lucidement. A l’échelle macro-économique, par exemple. Et dans des régions et des secteurs économiques bien circonscrits. Depuis ce point de vue, gageons que l’on découvrira si, oui ou non, la bête est l’ogre épouvantable que l’on décrit… Une (plus) juste mesure devrait en tout cas se faire jour. Qui rachète quoi , et comment, dans nos belles régions de France ? Quels groupes suédois ou fonds de pension américains ont déjà investi des pans entiers de notre économie ? Dans quels buts, à quels termes ? Voici des questions clés que Le Locuteur envisage de défricher. Pourquoi ? Tout simplement parce que le rôle de contre-pouvoir jusque là exercé par la presse face aux pouvoirs et aux gouvernements est promis à une mort assurée si l’on ne s’attaque pas maintenant à ces géants nébuleux qui ont détrôné les premiers en termes de véritables décideurs du système. C’est pourquoi l’Economie ne peut aujourd’hui plus être cantonnée aux économistes et à la presse du même nom. Prétendre comprendre ce qui se passe dans l’Hexagone ou au-delà sans aucune clé financière ou économique nous paraît vain autant que naïf. Alors, avec courage et patience, nous nous promettons d’enquêter sur ce qui constitue, à nos yeux, les impératifs d’une information digne de ce nom, en 2008. Notre premier dossier aura trait à cette accélération du mouvement de rachat des cliniques privées, en cours dans quelques régions du Centre et du Sud-Ouest ; un mouvement qui s’opère dans l’indifférence général et qui recèle pourtant bien des enjeux, sinon bien des risques. A preuve : le sort d'une dizaine de patients atteints de cancers, brutalement privés de chimio-thérapie dans la clinique Sainte-Marie d’Angoulême, à la mi-mai. C’est aussi à regarder de très près où passe l’argent public que nous estimons devoir travailler. L’argent des retraites, par exemple, n’était-ils pas « reservé », « stocké » et « placé » par les vertus d’une sorte de Fond souverain à la française, en prévision du jour où s’inverserait la courbe des populations et où les problèmes commenceraient ? Pfuiiit… ou pschiiiit… comme ironisait si bien Chirac ! Cet argent s’est volatilisé… Englouti année par année dans le déficit budgétaire dont on nous avait pourtant promis qu’il allait s’arrêter ! Grave, docteur ? Bien sûr que oui ! Et encore plus si l’on n’en parle même pas ! Quid des belles affaires immobilières faites par l’Etat ? La vente de l’Imprimerie Nationale, par exemple ? Ou celles d’autres bijoux de famille détenus par divers ministères, comme celui des Affaires Etrangères, et dont on apprend qu’ils sont souvent cédés bien au-dessous du marché. Au passage, combien de profit pour les (grosses) entreprises du bâtiment ayant décroché les appels d’offre pour les réhabiliter ? Bouygues, Vinci et autres opérateurs du BTP, de la téléphonie ou du stationnement sont-ils promis à croître à l’infini ? Mais dans ce cas, ne faut-il pas s’intéresser de plus près aux appuis dont bénéficient ces gens-là ? Quels autres nouveaux marchés décrocheront-ils grâce à cela? Ceux de la verbalisation des automobilistes sur la voie publique, par exemple ? Mais sur ce sujet, à combien se chiffrent aujourd’hui déjà les mannes de la fourrière qui sillonne les rues des villes de France à une cadence devenue infernale ? Dans quelles mains atterrissent-elles exactement ? De ce côté-là aussi nous irons mettre notre nez. Et nous nous engageons à vous apporter des éléments de réponse d’ici peu dans ces pages. Car en cherchant, on trouve ! Faire un commentaire/Lire 1 Commentaire(s)... >> |